Hello amis blogeurs ou voyageur égaré !
J'ai migré vers wordpress qui, je l'espère, me laissera plus de libertés et connaîtra moins de bug.
Merci de mettre à jour vos liens :
http://valunivers.wordpress.com/
Tous les articles référencés ici ont été exportés chez wordpress. Si vous aviez l'intention de me laisser un gentil petit mot, pas d'inquiétude, vous retrouverez le même post là-bas.
Attention, je ne suis pas sûre à la longue de pouvoir lire et répondre aux nouveaux commentaires qui arriveront ici. Je ferai au mieux ;-)
jeudi 4 juin 2009
Changement de plateforme
mercredi 3 juin 2009
Tonino Benacquista : Le serrurier volant
Il est des êtres humains qui aspirent à la tranquillité d’une vie sans complication, à se laisser bercer par les événements.
C’est ce que recherche Marc, convoyeur de fonds. Mais sa petite vie si tranquille, s’arrête le jour où il réchappe par miracle à un braquage. On retrouve Marc quelques mois plus tard, se remettant tout doucement de ses blessures physiques. Quand à ses blessures psychologiques, le travail sera plus long. Dans sa tête, ce n’est plus du tout pareil : « Le syndrome du survivant » annoncent ses médecins.
De retour chez lui, Marc ère seul la nuit.
Il est des rencontres qui bouleversent une vie. C’est un serrurier qui va changer celle de Marc qui va à son tour voler au secours de tous ceux qui "sont enfermés dehors" et "faire sauter les verrous" pour ouvrir les portes de l'âme humaine et par là même s’ouvrir aux autres.
Ecouter son prochain, l’aider, le conseiller c’est aussi s’aider soi-même.
On assiste à de belles rencontres. Comme dans la vie, les portes fermées s’ouvrent sur des moments tragiques ou des moments comiques. Marc aime sa nouvelle vie nocturne ... jusqu’au jour où une demande un peu particulière, le ramène brutalement à sa vie d’avant.
Il est des livres avec lesquels on est heureux d'avoir voyagé pendant quelques heures. Le serrurier volant est un joli conte.
C'était mon premier Benacquista. Il me tarde d’en découvrir d’autres. L’écriture est fine, le style est lympide et je suis vraiment curieuse de voir si l'auteur manie aussi bien les mots, la poésie, la philosophie dans ses romans noirs.
Je ne parlerai pas des dessins de Tardi car n’étant pas fan de son trait et n’y connaissant rien, je ne saurais quoi dire. Je les ai d'ailleurs à peine regardé. Ma mère qui a lu Le serrurier volant en premier, m'a dit que cela reflétait exactement ce que l'auteur voulait faire ressortir comme émotion et surtout l'état d'esprit dans lequel se trouve le héros.
Merci Maman pour ce petit bijou !
-----------------
Présentation de l'éditeur
Marc est un gars qui a une histoire, de ces histoires qu'on ne raconte pas volontiers. Pour le dire autrement, Marc est un gars plus fermé qu'une serrure inviolable. Pour se relever - parce qu'il faut bien se remettre sur pied quand on survit à une catastrophe - il choisit de devenir serrurier. Ce nouveau métier lui donne l'occasion d'ouvrir pas mal de portes et de découvrir, par ce biais, les petites misères de ses congénères. Un jour, un client lui fait une drôle de demande qui va le faire renouer avec ce passé qu'il ne parvient pas à oublier... Aux commandes de ce roman noir, illustré, deux maîtres : Benacquista pour le scénario et Tardi pour le dessin.
-----------------
Présentation de l'auteur
Après avoir exercé divers métiers qui ont servi de cadre à ses premiers romans, Tonino Benacquista construit une œuvre dont la notoriété croît sans cesse. Après les intrigues policières de La maldonne des sleepings et de La commedia des ratés, il écrit Saga qui reçoit le Grand Prix des lectrices de Elle en 1998, et Quelqu'un d'autre, Grand Prix RTL-Lire en 2002. Scénariste pour la bande dessinée (L'outremançeur, La boîte noire, illustrés par Jacques Ferrandez) et pour le cinéma, il écrit avec Jacques Audiard le scénario de Sur mes lèvres, et de De battre mon cœur s'est arrêté, qui leur vaut un César en 2002 et 2006. Auteur de la série à succès Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, dont la parution débute en 1976 et compte aujourd'hui neuf tonies, Jacques Tardi a également collaboré avec plusieurs romanciers, notamment Daeninckx,Vautrin, Pennac, Manchette, Siniac ou encore Benacquista. Il a aussi adapté certains Nestor Burina de Léo Malet, et illustré Voyage au bout de la nuit et dort à crédit de Louis-Ferdinand Céline. Ses travaux les plus remarquables sont ceux consacrés au conflit de 1914-1918, où il dévoile une vision profondément lucide de la condition humaine.
mardi 2 juin 2009
Thriller Mania : c'est parti pour les premiers votes !
Depuis fin avril, Thriller mania a distillé au compte-gouttes les résumés des 25 livres en compétition.
J'ai été très étonnée de voir très peu de commentaires postés par les internautes.
J'ai été encore plus étonnée devant les torrents de commentaires de collègues, amis ou encore de l'auteur himself (qui souffre très certainement de trouble de la personnalité multiple).
Au final, je doute sur la faisabilité d'un tel projet qui doit reposer sur l'honnêteté et l'objectivité des internautes.
Info du jour : La première sélection a eu lieue !
Dès à présent, vous pouvez enfin lire le premier chapitre des 10 premiers romans sélectionnés par le jury.
J'ai déjà effectué un premier tri. Il ne me reste plus que 4 manuscrits en lice :
- Impact d'Eric DECOMBES
- Codex Lethalis de Pierre-Yves TINGUELY
- Les Minicrobes d'Olivier Bocquet
- Les Héritiers de Minuit de Matias Joann
Et vous ? votre choix s'est porté sur quel livre ?
lundi 1 juin 2009
PAL et LAL
Fini les bouts de papiers qui traînent, les mémos sur le téléphone et les post-it sur le frigo !
J'ai décidé de créer ma liste de livres à lire (LAL) et ma pile de livres à lire (PAL). La différence entre les deux abréviations est toute simple :
La LAL est une liste virtuelle de livres que j'ai envie de lire et que je n'ai pas encore acheté. C'est ici que je vais m'efforcer de noter mes envies "impulsives" à chaque fois que je lirai une chronique enthousiasmante sur vos blogs. C'est un peu de votre faute amis blogeurs si j'ai sans arrêt de nouvelles envies littéraires... mais je ne vous en veut pas le moins du monde ;-)
La PAL est une liste réelle cette fois, des livres qui trônent sur mon petit meuble à côté de l'ordinateur. La fameuse pile qui augmente de façon vertigineuse chaque mois. J'ai signé un contrat moral avec moi même qui est d'équilibrer les livres entrants et les livres sortants de cette liste... Pour l'instant, je n'y arrive pas...mais est-ce si important ?
Allez, c'est parti !
Pile à lire (PAL)
MAJ : 01/06/2009
Jay Alis : Peter Poth et le monde magique du verso
Elisabeth Butterfly : L'emmerdeur
David Calvo : Délius, une chanson d'été
Jean-Claude Carrière Les fantômes de Goya
Maxime Chattam : La trilogie du mal
Tracy Chevalier : L'innocence
Philippe Claudel : Les Âmes grises
Barbara Constantine : Allumer le chat
Michael Crichton : Sphere
Sylvie Denis : Jardins virtuels
Philip K. Dick : Simulacres
Philipe Jose Farmer : Les murs de la terre
Caryl Férey : D'amour et dope fraîche
Jean Giono : Regain
W.H. Hodgson : la maison au bord du monde
Stephen King : Running man (à relire)
Andrew Klavan : Tombe la pluie
Dennis Lehane : Shutter Island
François Lelord : Le voyage d'Hector
Shane Maloney : Ca fait moche dans le tableau
Kate Mosse : Sépulcre
Iain Pears : Le cercle de la croixPeter
Robert Silverberg : Trips
Robert Silverberg : Lettres de l'Atlantide
Robert Silverberg : Pavane au fil du temps
Jô Soares : Meurtres à l'Académie
Jean Védrines : L'Italie la nuit
Jean Teulé : Ô Verlaine !
Stefan Zweig: Marie Stuart
Roger Zelazny : Aujourd'hui nous changeons de visage
Liste à lire (LAL)
MAJ au 01/06/09
Patrick Bauwen : L'Oeil de Caine
Tonino Benacquista : La Commedia des ratés
Michael G Coney : Le chant de la terre - la grande course de chars à voilesKen Follet : Un Monde Sans Fin
Connelly Michael : Le verdict du plomb
Michael Crichton : Etat d'urgence
Katherine Neville : Un risque calculé
Stephen King : Duma Key
vendredi 29 mai 2009
John Hart : Le Roi des mensonges
Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : mai
Enfin un livre de la sélection qui ressemble un peu plus à un polar !
Le Roi des mensonges se lit vite et facilement. Un bon petit polar sans prétention pour l'été.
Work, le héros, fait le même boulot que son père mais sans grande conviction. Il a une femme froide et distante, une sœur qui le rejette et un père qui a disparu depuis de nombreux mois. Bref, Work n'est pas le plus heureux des hommes.
Son père refait un jour surface, mais à l'état de cadavre et Work est devient le suspect n° 1. Tout l'accuse et ce n'est pas son comportement lors de la découverte du corps, qui va l'aider à prouver son innocence. Lui, n'en a cure car il est persuadé que c'est sa sœur, Jean, qui a appuyé sur la détente. Sa sœur si fragile, ne pourrait survivre en prison alors Work décide de ne rien entreprendre pour détourner les soupçons de la police à son encontre.
Work pourrait être n'importe lequel d'entre nous c'est pourquoi je me suis si facilement identifiée à lui. Il est gentil, naïf et généreux.
Même si l'histoire est un peu longue à démarrer, j'ai aimé la simplicité des mots employés, la justesse du ton et la fluidité des phrases.
Cette façon bien particulière qu'a John Hart de tisser les fils de ses personnages, fait que le lecteur se perd en conjectures. J'ai cru mettre la main sur le coupable plusieurs fois mais John Hart nous tient sur la distance et nous propose d'autres pistes pour nous perdre à nouveau.
Poursuivre cette chronique avec les avis de Chris et d'Emeraude
-----------------
Présentation de l'éditeur
Je jetai un coup d’œil au groupe de policiers. Ils étaient là pour me voir, moi, un avocat de la défense, face à un meurtre qui ne serait pas pour moi une simple affaire criminelle, car la victime, cette fois, était ma propre chair, mon propre sang.
Je savais ce qu’ils attendaient, et je baissai de nouveau les yeux sur ces ossements pâles. Mais rien dans mon regard ni mon corps ne me trahit, ce dont je me félicitai.
Parce que ce que j’éprouvais, en vérité, c’était le retour d’une longue et patiente rage et la ferme conviction que c’était dans la mort que mon père me paraissait le plus humain.
Présentation de l'auteur

John Hart est né en 1965 en Caroline du Nord. Après des études de droit, il a travaillé comme banquier et avocat, expérience qui a nourri son travail d’écriture. Son premier roman, Le roi des mensonges, a connu un succès immédiat aux États-Unis, et a été traduit dans plus de 16 pays.
lundi 25 mai 2009
Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : sélection de juin
Et oui ! c'est déjà fini ! Voici la dernière sélection du prix des lecteurs du Livre de Poche. Dommage, je m'étais habituée à recevoir mon petit colis tous les mois :-)
Peter Robinson : Tous comptes faits
Voici pour moi l'heure de commencer une nouvelle enquête de l'inspecteur Banks. Inspecteur dont j'ai fais la connaissance en janvier dernier avec L'Amie du Diable.
Keith Rothwell, comptable de son état, est sauvagement assassiné. Ce sont sa femme et sa fille qui découvrent son corps décapité, dans leur demeure du Yorkshire. " Qui pouvait en vouloir à cet homme, apparemment sans histoires ? " se demande, perplexe, l'inspecteur Banks, chargé de l'enquête. Au fil de ses recherches, il va découvrir que, derrière la façade de respectabilité de Rothwell, se cache une franche crapule, expert, notamment, dans le blanchiment d'argent. L'affaire prend alors une tout autre tournure...
Kate Mosse : Sépulcre
D'octobre 1891 à octobre 2007, des rues de Paris aux abords de Rennes-le-Château, une histoire d'amour et de suspense historique. Au XIXe siècle, Léonie Vernier découvre près de Carcassonne les vestiges d'un sépulcre wisigoth, ce qui l'entraînera peu à peu dans les strates du passé. Plus de cent ans plus tard, Meredith Martin tente, au même endroit, de retrouver la clé de ses origines.
Jô Soares : Meurtres à l'Académie
Tout va pour le mieux à Rio de Janeiro, en cette année 1924. Mais lorsque les immortels de l’Académie des lettres s’écroulent raides morts les uns après les autres, voilà qui fait désordre! Coïncidences ? Tel n’est pas l’avis de Machado Machado, policier...
dimanche 24 mai 2009
James Ellroy : Lune sanglante
Grâce à mon swappeur (toujours anonyme), j'ai pu lire Lune sanglante premier volet de la trilogie avec le héros Lloyd Hopkins.
Lloyd Hopkins est, comme bien souvent dans les romans noirs, un flic torturé, solitaire refusant tout ce qui ressemble de près ou de loin à un semblant de hiérarchie. Ce flic là est également très très amoureux des femmes. Il n'est pas un époux fidèle encore moins un père modèle racontant le soir de jolis contes de fées.
Lui, ce sont plutôt les enquêtes criminelles qu'il aime réinventer pour ses filles. "Pour les armer contre les pourris qui hantent la ville".
Le meurtrier, poète à ses heures, n'en est pas à son coup d'essai. D'ailleurs, il vient de repérer sa nouvelle "fiancé", Linda Deverson. Plusieurs jours avant d'opérer, il étudie sa proie, la photographie sous tous les angles, analyse son emploi du temps, phantasme sur sa vie et le moment venu, délivre "sa bien-aimée"du mal. Une fois libéré, il peut enfin se concentrer sur son boulot de photographe...jusqu'à la prochaine fois.
Hopkins fait très vite - un peu trop à mon goût - le rapprochement entre le meurtre de Linda et d'autres affaires similaires. Ce sera le seul, d'ailleurs, à voir tous les indices concordants. Envers et contre tous, il va mener son enquête.
C'est une des meilleurs romans lu depuis un moment. Ellroy donne sa vision d'un monde noir au sein duquel aucune frontière ne sépare le bien du mal. Son écriture, exempte de toute fioriture, est sombre et violente. Il contrôle chaque mot, images et symboles. A l'instar du tueur, Hopkins, partage de nombreux secrets et cache à son entourage une enfance destructrice. Qui du flic ou du tueur sera la proie ou le chasseur ? Lequel des deux sauvera l'autre ? C'est une terrible et funeste chasse que je vous invite à découvrir.
-----------------
Présentation de l'éditeur
"Des écrivains comme ça, dans le roman noir, on en découvre un tous les dix ans." (Michel Lebrun, Le Matin)
"Opéra noir, peuplé de fantômes, où le sexe et la port rôdent sans cesse dans l'immensité inhumaine de Los Angeles la mal nommée, Lune Sanglante est un fulgurant joyau, une moderne tragédie, qui porte fièrement en exergue une citation du Richard II de Shakespeare." (Bertrand Audusse, Le Monde)
Un des plus remarquables romans noirs de la décennie, par sa préoccupation intellectuelle élevée, son écriture savante et, pour le dire balistiquement, son épouvantable puissance d'arrêt..." (Jean-Patrick Manchette, Libération)
-----------------
Présentation de l'auteur
Né en 1948, James Ellroy (de son vrai nom Lee Earle Ellroy), vit, après le divorce de ses parents en 1954, à El Monte, un quartier modeste de Los Angeles: c'est là que sa mère est assassinée en 1958. Crime encore non résolu, qui hante les premiers romans de James Ellroy.
Après quelques années noires (drogue, alcool, délinquance), il écrit son premier roman à trente ans.
lundi 18 mai 2009
Martina Cole : Deux femmes
Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : mai
Depuis le début de cette sélection, je m'interroge sur la définition qu'a Le Livre de Poche du mot "Policier" ou encore du mot "Thriller".
Est-ce qu'à partir du moment où un meurtre a été commis on peut classifier le roman dans la catégorie des policiers ? Personnellement j'en doute.
Sur le blog de Thriller mania, Natalie Beunat donne ci-dessous sa version du thriller qui correspond tout à fait à la mienne :
Sa définition est vraiment éloignée de Deux femmes, roman estampillé thriller que la couverture laisse entendre. Même la photo de cette femme, (qui se cache ou qui guette quelqu'un), n'a rien à voir avec l'atmosphère du livre.
N'en demeure pas moins que ce Deux femmes de Martina Cole est un bon roman sur les violences faites aux femmes et sur la misère des banlieues londoniennes.
Le rideau se lève sur l'incarcération de Susan. Elle se retrouve en cellule avec une autre femme qui, comme elle, a tué son mari. Susan se replonge dans son passé. Enfance et adolescence ponctuées par la misère, la violence, l'alcool, les coups et surtout les viols commis par son père.
En voulant sortir de cet enfer et fuir sa famille, Susan reproduira les mêmes schéma avec son époux Barry. L'alcool, la haine, le dégout se sont invités dans son nouveau foyer. Rien ne peut arrêter les coups que porte un homme ivre sur sa femme ou son enfant...même pas la police qui vient parfois mettre en cellule de dégrisement pour la nuit celui qui a trop bu. Le lendemain, l'homme est relâché et tout peut recommencer.
Dans la deuxième partie du roman, on retrouve Susan dans sa cellule. Elle a changé. S'en est fini de la femme soumise. Elle est prête à en découdre avec quiconque lui cherchera des ennuis. Elle compte purger sa peine sereinement. A présent, il faut qu'on la laisse tranquille.
L'écriture de Martina Cole est violente et "urgente". Les mots tout comme les coups de poings que reçoit Susan sont violents, nous laissent choqués et sans voix. Ce roman aurait vraiment pu être un beau témoignage à la Zola, s'il n'avait pas par moment trop délayé et si, encore une fois, la fin n'avait pas été calquée sur le modère "happy end".
Flûte et reflûte, on est pas chez Disney ! les derniers chapitres sont en en décalages complets avec tout le roman. Est-ce une volonté éditoriale de terminer ainsi ? Je serai curieuse de savoir si Martina Cole avait proposé à son éditeur un premier jet identique à ce que j'ai lu.
Pour en savoir plus sur Deux femmes, je vous invite à lire la chronique d'Emeraude
-----------------
Présentation de l'éditeur
Dans l'East End, banlieue sinistrée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont l'ordinaire. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l'humour et l'amour infini qu'elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d'ange. Mais Barry ne sait pas l'aimer, et la frappe à la moindre contrariété. Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c'est d'avoir protégé ses quatre enfants d'un monstre. Eux, au moins, lui auront échappé. On la transfère dans la cellule de Matilda Enderby, meurtrière elle aussi. Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. Personne n'aurait pu prédire quelles conséquences aurait leur rencontre...
-----------------
Présentation de l'auteur

Véritable phénomène en Grande-Bretagne où elle culmine systématiquement en tété des ventes, Martina Cole vit dans l'Essex et est devenue en quelques livres l'une des reines britanniques du suspense. Ses livres sont traduits en plus de dix-huit langues.
mercredi 13 mai 2009
Pierre Bordage : Les derniers hommes
S'il est des histoires en Science Fiction que j'affectionne tout particulièrement, ce sont celles qui traitent de l'apocalypse et surtout celles qui nous racontent la façon dont l'homme va se relever après une catastrophe...
Dans ce monde d'après, où tout a été effacé, j'aime voir comment l'auteur imagine l'homme se reconstruire, reproduire ou rejeter tous les fondements de la société pour "repartir à zéro" et recréer "un monde meilleur".
Cela n'engage que moi bien entendu, mais jusque là, le maître du genre c'est Ballard avec La Forêt de cristal.
Mais Pierre Bordage n'est pas en reste.
Les derniers hommes excelle dans le genre.
L'Europe se remet tout doucement de la 3ème guerre mondiale qui n'a laissé qu'une terre dévastée, une eau empoisonnée et un air pollué.
Du côté des rescapés, il faut survivre malgré les attaques d'insectes génétiquement modifiés, des robots tueurs encore en service et surtout vivre avec des radiations qui continuent à faire des ravages.
Le lecteur va faire la connaissance du peuple des Aquariotes et partir en voyage avec lui.
Les Aquariotes détiennent l'eau et sillonnent toute l'Europe de l'Oural à la côte Atlantique à la recherche d'eau potable.
C'est très intéressant de voir que ces survivants rejettent tous les fondements de l'ancienne société (capitalisme, surconsommation, individualisme, "sédentarisme"...).
Ils rejettent l'ancien temps oui, mais reproduisent les schéma de leurs aînés. Et c'est là où ce roman est captivant. A l'heure du choix, l'homme est-il maître de ses propres décisions ou continue-t-il de suivre aveuglément celui ou ceux qui pensent détenir la vérité ?
Solman le boiteux est le "donneur" du peuple Aquariotes. Comme il est capable de lire dans les pensées et d'avoir des prémonitions il est invité à juger les querelles du groupe et à rétablir la vérité.
Mais qu'est-ce que la vérité face à l'ambition et l'aveuglement de l'homme ?
L'homme peut-il réellement changer ?
C'est la question que nous pose Pierre Bordage. Il nous propose une piste de réflexion...assez sombre et malheureusement trop réaliste.
Dans Les derniers hommes, on constate que rien ne change. L'homme est toujours envieux, vil et avide de pouvoir et de biens.
Sous des travers pessimistes, ce livre est un récit de très belle qualité.
-----------------
Présentation de l'éditeur
Le futur proche, après la troisième guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance : infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l'écart de tous, qui se méfient de son talent. Seuls Raïma, la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l'ancien monde vont l'accompagner dans sa quête pour échapper à l'apocalypse qui semble menacer les derniers hommes...
-----------------
Présentation de l'auteur
Né en 1955 en Vendée, Pierre Bordage est l'auteur de plus de trente romans et recueils distingués par de nombreux prix (Grand Prix de l'Imaginaire, Prix Paul-Févai de littérature populaire, Prix Tour-Eiffel...). Ecrivain visionnaire et conteur hors pair, l'imaginaire trempé dans les mythologies, il est un des grands romanciers français contemporains.
lundi 11 mai 2009
Babelio : Masse Critique est de retour !
Heureux bloggeurs !
C'est le retour de Masse Critique.
Ce sera la deuxième fois que j'y participe... C'est vraiment une chouette initiative où tout le monde y trouve son compte.
Je vous invite à vous y inscrire...Ne laissez pas ces livres se morfondre tout au fond d'un carton ;-)
Voici le mail que j'ai reçu ce matin :
Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique, bonne ou mauvaise, comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça.
Comment ça marche précisément?
1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par des éditeurs partenaires.
2- Pour participer, il vous suffit d’être membre de Babelio et de tenir un blog
Et surtout, si vous êtes professeur, élève ou documentaliste blogguez sur la plateforme de la communauté éducative :
Pour de bêtes raisons postales, nous limitons pour l’instant l’opération aux membres français, suisses et belges. Nous espérons pouvoir changer ça à l’avenir.
3- Vous choisissez dans la liste un ou plusieurs livres que vous souhaiteriez recevoir ou critiquer.
4- Nous sélectionnons par tirage au sort les membres gagnant le droit de recevoir les œuvres et nous les leur envoyons dans un joli paquet cadeau.
5- Les membres s’engagent à lire le livre et à en publier une critique dans le mois qui suit sa réception. La critique devra être publiée à la fois sur Babelio et sur votre blog.
C'est par ici que cela se passe !
dimanche 10 mai 2009
Star Trek (2009)
J'y suis enfin ! cet après midi, c'est mon après midi ! je suis au ciné, bien installée dans mon fauteuil et je vais voir enfin Star Trek. Je suis comme une gamine qui attend son nouveau jouet. J'attends que le rideau se lève et que les premières notes de musique résonnent. Ca y est ! le spectacle commence et L'USS Enterprise s'avance !
Je suis passée et restée en distorsion tout le long du film et mes zygomatiques sont restés bloqués pendant 2 heures.
J'ai perdu tout sens critique...Je reconnais qu'au niveau du scénario, le 11ème Star Trek est un peu faiblard, mais ce n'est pas grave. J'étais là pour le show et de ce côté là, je n'ai pas été déçue. Lumière, décors, son ... c'est du grand spectacle.
Nous retrouvons nos héros jeunes en route pour leur première mission à bord de l'Enterprise. Le jeune Kirk est une tête brûlée qui ne pense qu'à draguer et à s'amuser, Spok et Uhura fricotent. En parlant de Spock, le choix de J.J. Abrams de confier ce rôle à Zachary Quinto est vraiment judicieux. Il est froid et impénétrable à souhait. Au début, je revoyais Sylar dans Heroes, mais j'ai bien vite oublié ce personnage au profit du commandeur Spock.
Bref j'ai vraiment passé un excellent moment.
En conclusion : Longue vie et prospérité à tous ;-)
Vous pouvez découvrir l'avis éclairé de Guillaume, celui de Jonathan (qui n'a pas apprécié l'accent poussé à l'extrême de Checov)
synopsis
La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé.
dimanche 26 avril 2009
Michèle Barrière : Souper mortel aux étuves
Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : avril
Le héros principal de ce roman est un livre de cuisine : "Le ménagier" que Michèle Barrière a du tenir entre ses mains tout en laissant vagabonder son imagination jusqu'au premières ébauches de Souper mortel aux étuves.
Son intérêt pour la cuisine et l'histoire, l'amène à nous mitonner un plat d'un peu plus de trois cents pages dans lequel on retrouvera :
un soupçon de meurtre,
une mesure de vengeance
une bonne pincée d'épices,
une cuillère d'aventure et
une grosse louche d'amour.
Le tout donnant un bon roman gastronomique. C'est léger à lire, et ça sent bon !
Nous assisterons médusés, amusés et affamés, (dans le train mon ventre faisait un de ces boucans), à des duels culinaires de plus en plus appétissants.
J'ai aimé découvrir Le Paris du Moyen Age et ses mets forts épicés. J'ai bien envie de tester une ou deux recettes (oui je sais...quand j'aurai appris à cuisiner).
Une ombre quand même au tableau : cette lecture, bien que plaisante, mais n'a malheureusement rien à faire dans le cadre d'une sélection pour le prix des lecteurs spécial polar.
A l'heure du choix je suis très très perplexe...
Retrouvez l'avis de Chris (qui ne quitte plus ses fourneaux),
-----------------
Présentation de l'éditeur
Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois aux étuves. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. A la cour de Charles VI, après le tragique épisode du Bal des Ardents, elle rencontre le célèbre cuisinier Taillevent, auteur du Viandier, - le premier best-seller gastronomique. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations.C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ? Souper mortel aux étuves plonge le lecteur au cœur du Paris du Moyen Age. Cahier de recettes en fin d'ouvrages.
-----------------
Présentation de l'auteur
Membre du conseil scientifique de Slowfood France (mouvement pour la sauvegarde du patrimoine culinaire mondial), Michèle Barrière fait partie de l’association de Honnesta Voluptate, fondée sur les travaux de Jean-Louis Flandrin. Journaliste culinaire, elle est l’auteur pour ARTE de la série Histoire en cuisine.
jeudi 23 avril 2009
Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : sélection de mai
Le mois prochain, deux nouveaux ouvrages seront en compétition. Les thèmes abordés tournent autour de la cellule familiale. Je verrai comment le sujet est traité par l'auteur, mais je risque d'avoir beaucoup de mal avec Deux Femmes.
John Hart : Le roi des mensonges
Je jetai un coup d’œil au groupe de policiers. Ils étaient là pour me voir, moi, un avocat de la défense, face à un meurtre qui ne serait pas pour moi une simple affaire criminelle, car la victime, cette fois, était ma propre chair, mon propre sang.
Je savais ce qu’ils attendaient, et je baissai de nouveau les yeux sur ces ossements pâles. Mais rien dans mon regard ni mon corps ne me trahit, ce dont je me félicitai.
Parce que ce que j’éprouvais, en vérité, c’était le retour d’une longue et patiente rage et la ferme conviction que c’était dans la mort que mon père me paraissait le plus humain.
Martin Cole : Deux femmes
Le danger et la violence, dans l'East end, sont des ingrédients de base. Mal aimée par sa mère, violée par son père et brutalisée par son homme le jour même de son mariage, Sue Dalston, dans un acte déspéré, a fait éclater le crâne de son mari à coups de marteau. la seule chose qui la tient en vie c'est la certitude d'avoir protégé ses 4 enfants de ce monstre. On la transfère un jour dans la cellule de Mathilda Enderby, meurtrière elle aussi. Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. "Deux femmes" pourrait être une histoire banale de femmes battues. Pourtant M. Cole nous fait entrer avec violence dans un monde totalement inédit : les prisons pour femmes de l'East End, à l'époque de Margaret Thatcher. M. Cole déroule sur plus de 20 ans la génèse du crime. "Deux femmes" est un formidable témoignage sur la violence subie et rendue par les femmes, et sur leur résilience.
mercredi 22 avril 2009
Thriller Mania cherche son écrivain : et si c'était Vous ?
Révéler votre talent d'auteur et votre manuscrit sera publié.
Pocket lance avec Evene.fr le 1er concours en ligne autour du thriller pour élire le nouvel auteur de demain !
Vous êtes écrivain amateur ou lecteur passionné, participez vous aussi !
Comment participer à cette aventure ??
Vous êtes auteur et vous voulez proposer un manuscrit.
Tout d’abord, prenez le temps de lire la présentation du concours. Puis rendez-vous dans la rubrique Déposez un manuscrit pour vous inscrire, en prenant soin de remplir tous les champs. S’il est conforme, le résumé de votre manuscrit apparaîtra le lendemain sur le site.
Vous êtes un lecteur passionné de thriller, et vous souhaitez participer à la publication d’un nouvel auteur.
Tout d’abord, prenez le temps de lire la présentation du concours. Puis inscrivez-vous pour commenter les résumés qui seront mis en ligne dans quelques jours. Et dès le 2 juin, votez pour le meilleur manuscrit !
Pocket et Evene ont déjà su bien s'entourer...Franck THILLIEZ et Maxime CHATTAM sont les parrains de cette première édition.
Je viens de m'inscrire en tant que lectrice...Je trépigne d'impatience. Encore une occasion de découvrir de nouveaux auteurs.
Si vous souhaitez vous inscrire, dans une catégorie ou une autre, foncez ! l'expérience est vraiment enrichissante.
Patricia Cornwell : Scarpetta
Oscar Bane, soupçonné du meurtre de sa petite amie Terri, clame son innocence et réclame la présence de Kay Scarpetta pour relever sur lui tous les indices qui le conduiront à prouver son innocence.
J'ai trouvé l'idée amusante...ce patient est bien vivant et Scarpetta a plutôt l'habitude de s'occuper de clients bien moins remuants.
Comme le nom du bouquin l'indique, l'héroïne est au centre de l'histoire et Scarpetta risque de perturber les nouveaux lecteurs de Patricia Cornwell car ce livre, bien qu'adoptant le style classique du roman policier, est plus un état des lieux des relations entre Scarpetta et tous les habitués des précédents livres.
On retrouve Scarpetta, Benton, Lucie et Marino beaucoup plus sombres et donc plus intéressants. J'ai d'ailleurs bien aimé la tournure que prend le personnage de Marino.
J'ai été ravie de retrouver La Patricia Cornwell d'il y a quelques années. J'ai quand même du mal à comprendre pourquoi ses romans sont d'une qualité très inégale, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec elle. En tout cas, pour les fans de Cornwell, foncez ! Scarpetta est de bonne facture. L'écrivain a non seulement revitalisé sa série, mais lui a donné une vie et une profondeur qu'elle n'avait jamais auparavant.
A noter qu'au travers de ses personnages, Patricia Cornwell nous livre sa théorie sur le suicide de Marylin Monroe. Je me suis demandé si elle n'allait pas nous "refaire le coup" de la biographie comme Jack l’éventreur et entamer des recherches sur ce décès. Ce serait très intéressant non ?
-----------------
Présentation de l'éditeur
Oscar Bane a exigé son admission dans le service psychiatrique de l’hôpital de Bellevue. Il redoute pour sa vie et prétend que ses blessures lui ont été infligées au cours d’un meurtre ; meurtre qu’il nie avoir commis. Il ne se laissera examiner que par Kay Scarpetta, médecin légiste expert, l’unique personne en qui il ait confiance. À la demande du procureur, Jaimie Berger, Kay se rend à New York City et entreprend cette enquête avec son époux Benton et sa nièce, Lucy. Elle n’est sûre que d’une chose : une femme a été torturée et tuée, et d’autres morts violentes sont à craindre. Kay se lance et très vite une vérité s’impose : le tueur anticipe avec précision où se trouve sa proie, ce qu’elle fait, et pire encore, les avancées des enquêteurs. Kay Scarpetta devra faire face à l’incarnation du mal...
-----------------
Présentation de l'auteur
Chroniqueur judiciaire puis informaticienne au bureau du médecin légiste de Virginie, Patricia Cornwell s'est lancée en 1990 dans le roman criminel avec 'Postmortem', qui a remporté les quatre plus prestigieux prix de littérature policière, et notamment le Edgar Poe Award, ainsi que le Prix du Roman d'Aventures 1992.
samedi 18 avril 2009
Andrea H. Japp : Monestarium
Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : avril
On se représente assez facilement le couvent comme un lieu de paix, de sérénité, d'amour, et de prières. La reine du crime Andrea Japp va s'efforcer tout au long de son livre à nous démontrer le contraire.
L'auteur nous transporte au Moyen Age, dans une abbaye. Plaisance de Champlois, nouvellement nommée Mère Abbesse, est une jeunette d'une quinzaine d'années. Sa nomination au poste très convoité de Mère Abbesse attise les convoitises. Des clans se forment et en secret, certaines soeurs (sous la bannière de la Grande Prieure), mettent tout en oeuvre pour la déstabiliser et la crédibiliser.
Sur ordre du pape et du Comte de Mortagne, l'abbaye doit se transformer en maison d'accueil pour les lépreux. C'est à ce moment que le semblant de paix qui semblait y régner s'effondre, les complots éclatent au grand jour, la révolte gronde et les meurtres s'enchaînent.
Plaisance de Champlois débordant d'une énergie sans faille, va se révéler être d'une force d'esprit incroyable, doublée d'un esprit de déduction digne des plus grands enquêteurs.
Dès les premiers mots de Monestarium, j'ai poussé un grand soupir de satisfaction. L'écriture est belle, limpide. La musique des mots est gracieuse à mes oreilles.
Les multiples renvois à des définitions, glossaires et références historiques ne m'ont aucunement gênés.
Par contre, ce que j'ai trouvé pénible, c'est cette volonté de clore l'histoire avec un happy-end à la sauce hollywoodienne.
Les derniers chapitres ont grandement gâché mon plaisir. J'ai l'impression d'avoir eu en face de moi un auteur qui n'avait pas eu le temps d'écrire la trame de son roman et qui a du le terminer en quatrième vitesse.
Je pense aussi que Monestarium est plus destiné aux jeunes adultes car il y règne une certaine fraîcheur qui est bien loin de ce que présage la 4ème de couverture sur laquelle on peut lire :" Monestarium est un thriller historique haletant".
Thriller : certainement pas
Historique : pourquoi pas
Haletant : pas vraiment...
J'avais le souvenir d'une Adrea Japp beaucoup plus incisive, aimant comme un chat avec une souris, bousculer, malmener et enchaîner son lecteur...Ce qui n'aura pas vraiment été le cas ici.
Retrouvez les avis d'Aline, de Chris et de Schlabaya
-----------------
Présentation de l'éditeur
1288, Al Iskandarïyah, Égypte. Un marchand récupère la lourde besace d'un voyageur agonisant. Il n'en percera jamais le secret et ignore qu'il vient de signer son arrêt de mort. II est égorgé alors qu'il tente de vendre le sac à un intermédiaire, celui du comte Aimery de Mortagne.
1307, abbaye de femmes des Clairets, France. La très jeune mère abbesse des Clairets, Plaisance de Champlois, doit faire face à la fronde de son chapitre. À la tête de celle-ci, la grande prieure, Hucdeline de Valézan, protégée par son frère, monseigneur Jean, ombre trouble de Rome. Une jeune moniale, Angélique, est découverte étranglée. Sans doute parce qu'elle ressemble beaucoup à l'une de ses sœurs, Marie-Gillette d'Andremont, qui a fui l'Espagne après l'assassinat de son amant.
D'autres meurtres surviennent. Se peut-il que le - ou les - meurtrier soit le même que celui de l'amant de Marie-Gillette ? Ou bien faut-il se tourner vers l'une des anciennes prostituées recueillies par l'abbaye ? Ou encore vers l'un des lépreux du comte de Mortagne que l'abbaye a été contrainte d'accueillir ?
Mais quel est donc le rôle exact du comte de Mortagne, qui survient très à propos en l'abbaye ? Qu'y cherche-t-il au juste ? La mystérieuse besace que convoitent tant de personnes, dont monseigneur Jean ?
-----------------
Présentation de l'auteur
Née en 1957, toxicologue de formation, Andrea H. Japp se lance dans l'écriture de romans policiers en 1990 avec La Bostonienne, qui remporte le prix du festival de Cognac en 1991. Aujourd'hui auteur d'une vingtaine de romans, elle est considérée comme l'une des "reines du crime" françaises. Elle est également auteur de nombreux recueils de nouvelles, de scénarios pour la télévision et de bandes dessinées. Elle a notamment écrit la trilogie de La Dame sans terre, publiée chez Calmann-Lévy.
dimanche 5 avril 2009
Black swap : colis reçu !
Ca y est ! j'ai enfin ouvert mon colis...
Un grand merci à la personne qui a si joliment préparé et choisi mes cadeaux. C'est dingue de voir qu'à la lecture d'un questionnaire, cette personne a su frapper juste. Reste pour moi à mener mon enquête.
Qu'y avait-il dans mon paquet ?
- Barbouille de la famille des Barbapapa ! il est noir, poilu et c'est un artiste...Je l'adorai gamine. Aujourd'hui, je l'ai en peluche sur mon bureau ;-) Ma fille veut déjà me le piquer. Je lui ai répondu qu'elle était trop jeune pour tomber dans la délinquance ;-)
- Le Magasin des Suicides de Jean Teulé....Une idée noire à ne pas suivre, mais un super bouquin bourré d'humour noir. Un vrai régal. Malheureusement pour mon swappé, je l'ai dévoré il y a peu. L'idée était cependant excellente et comme rien ne se perd, je vais réfléchir à un moyen d'en faire profiter quelqu'un sur le forum.
- Deux marques pages : ils sont tellement chouette que j'ai viré mes bouts de papier et clipé direct sur mes livres en cours. Ce sont des petits chats tout mimi qui gardent mes pages maintenant. Ils sont au nombre de 2. C'est parfait, j'ai toujours un livre dans mon sac et un autre sur ma table de nuit !
- Et enfin ! Un James Ellroy ! Yes ! j'avais lu Le Dahlia noir et Le grand Nulle part et adoré. C'est vraiment représentatif du roman noir. Là j'ai entre les mains Lune sanglante.
Que du bonheur...noir dans ce colis !
Merci merci mon swappeur anonyme ! Découvrir son identité est la prochaine étape. Cela va être très très dur vu la pauvreté des indices.
Mon swappeur aurait-il commis l'envoi anonyme parfait ?
vous le saurez au prochain numéro ;-)
dimanche 29 mars 2009
Mamma Mia !!
C'est en 1999, sur la ravissante île grecque de Kalokairi que l'aventure romantique commence, dans un hôtel méditerranéen isolé, la villa Donna, tenu par Donna, sa fille Sophie et le fiancé de Sophie, Sky. Juste à temps pour son mariage prochain, Sophie poste nerveusement trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l'un d'eux est son père. De trois points du globe, trois hommes s'apprêtent à retourner sur l'île - et vers la femme - qui les avait enchantés 20 ans auparavant.
-----------------
Discover Cast Of Mamma Mia The Movie!
Mamma Mia! est l'adaptation de la comédie musicale par Catherine Johnson basée sur les chansons du groupe ABBA.
Cela ne me ressemble pas du tout, mais je viens de voir un film pour les filles et j'ai adoré ! j'ai chanté dansé.
Ma fille a halluciné :)
C'est frais, joyeux et entêtant. Entêtant parce que cela fait plus d'une semaine que je rabâche du Abba à tout bout de champ.
Meryl Streep y est merveilleuse. Elle a une superbe voix et un dynamisme à couper le souffle !
Elle s'amuse dans ce film et cela s'en ressent.
Sa prestation dans The Winner Takes it All est pleine d'émotion.
Discover Cast Of Mamma Mia The Movie!

Ses deux complices (Christine Baranski, et Julie Walterset) ne sont pas en reste.

Les hommes par contre sont très très effacés dans ce film (personnages et chansons parfois massacrées).
Les îles grecques où Donna possède une auberge sont d'une beauté à couper le souffle. Du bleu du bleu rien que du bleu.
Je ne détaille pas plus l'histoire, je vous ai mis le synopsis en haut du post. Elle n'a aucun intérêt. Je ne sais même plus s'il y a une intrigue, un minimum de suspens. On s'en moque bien d'ailleurs. Ce n'est pas ce que l'on retiendra du film :-)
On ne retiendra pas non plus les chorégraphies.
A voir donc entres copines pendant que Monsieur fait la vaisselle :-)
Pas convaincue ? une petite bande annonce ?
Plus d'infos sur ce film
samedi 28 mars 2009
Mark Billingham : Torche humaine
Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : mars
Et si vous aviez écroué il y a vingt ans de cela un innocent ?
Et si une personne se désignant comme le coupable rôdait sous vos fenêtres ... Dormiriez-vous bien la nuit ?
Moi, non ! et Carol Chamberlain non plus.
C'est une véritable torture de l'âme et de l'esprit que de se rendre compte que l'on s'est fourvoyé pendant plusieurs années.
Carol Chamberlain à la retraite a repris du service. Pour l'aider à y voir plus clair, elle fait appel à l'inspecteur Thorne qui est en pleine guerre des gangs. Deux bandes rivales (turcs et irlandais) s'affrontent sans pitié pour prendre la main sur le racket des commerçants de la ville. Travailleurs clandestins, prostituées, trafics de drogue, rien ne fait peur aux malfrats.
Torche humaine n'est pas un polar comme les autres. Le dénouement final montre combien il est difficile de mener la lutte contre le grand banditisme. C'est une histoire ou tout le monde cache bien son jeu. Tous les ingrédients d'un bon polar sont là...sauf l'auteur qui s'est perdu en route ! Que de longueurs parfois. Je ne comprends pas. L'énigme est bonne, les héros complexes mais il n'en ressort rien.
Torche humaine est le quatrième volet d'une série consacrée à l'inspecteur Thorne. Il parait que les premiers opus sont très réussis.
Retrouvez l'avis de Chris
Face à Ben Elton : Amitiés mortelles, j'ai hésité quelque peu avant de voter. En dehors du fait qu'on aime ou pas un personnage, qu'il y a d'inexplicables longueurs, la qualité d'écriture de Mark Billingham est supérieure à Ben Elton. Avec du recul j'ai aimé la façon de conclure Torche humaine. Comme je le dis plus haut, la guerre des gangs ne cesse jamais. Tout n'est pas noir ou blanc, il n'y a pas que des gentils et des méchants !
Bon mon quart d'heure Candy est passé je retourne à mes lectures :-)
-----------------
Présentation de l'éditeur
Gordon Rooker est en prison pour avoir brûlé vive une gamine, il y a de cela vingt ans. Plus tard, elle s'était jetée d'un toit.
Et le pire, c'est qu'elle n'était pas la bonne cible...
Et voilà qu'un imitateur sévit à Londres, un adepte, lui aussi, de l'essence à briquet.
Pour mettre un terme à la guerre de territoire que se livrent dans l'East End les gangs turcs, kurdes et irlandais traditionnels, l'inspecteur Thorne doit découvrir qui, jadis, avait commandité le crime.
Cela implique de négocier avec Rooker, dont la culpabilité ne paraît plus si évidente...
-----------------
Présentation de l'auteur
Mark Billingham, a fait des études supérieures d’art dramatique dans sa ville natale, Birmingham. Puis il s’est illustré comme auteur-interprète de sketches comiques et a écrit de nombreux scénarios pour la télévision britannique. La critique a couvert de louanges son premier roman, Dernier battement de cil, qualifié de « début exceptionnel » par George Pelecanos. Ses livres sont publiés aux États-Unis et traduits dans une vingtaine de pays. L’inspecteur Thorne est le lauréat 2003 des « Sherlock Awards », qui récompense le meilleur enquêteur de l’année en Grande-Bretagne.
mardi 24 mars 2009
Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : selection d'avril
Ce mois-ci, en compétition 2 thrillers historiques J'ai déjà lu du Andréa Japp et je suis bien contente de la retrouver. Une bonne chose n'arrivant jamais seule, cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir Michèle Barrière.
Mais que demande le peuple ;-)
Souper mortel aux étuves : roman noir et gastronomique à Paris au Moyen-Age
Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves.
lundi 23 mars 2009
Audition de Laure du 22 mars 2009
C'est bien connu, plus les années passent plus on est mort de trouille quand on joue devant un public.
Ma petite puce, l'année dernière y est allée comme si de rien n'était mais cette fois-ci, la vilaine boule au ventre s'est installée dès le matin et s'est amplifiée au rythme des heures.
De mon côté, comme toutes les mamans, c'est tout juste si je ne pleure pas en la voyant arriver sur scène. Mon plus grand bonheur, c'est de la voir jouer avec ma flûte :-)
dimanche 22 mars 2009
La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld

Vendredi soir, nous avons eu la bonne idée d'allumer la télé, pour assister dans notre
canapé à l'avant-première de La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld.
Isabelle Adjani joue le rôle de Sonia Bergerac et...
Sonia Bergerac est professeur dans un collège ZEP
Elle refuse la lâcheté du proviseur et de certains professeurs
Elle est sous antidépresseurs
Elle veut juste donner ses cours de français
Elle veut juste continuer à porter ses jupes
Sans pour cela se faire traiter de pute.
Mais un matin...
Son mari la quitte
Elle essaye de faire cours
Elle trouve une arme dans le sac de l’un de ses élèves
Elle ne veut plus qu'on la traite de pute
Elle blesse un élève
Et là...tout bascule
cauchemar, folie, rage, colère et règlements de compte...
tout s'enchaîne jusqu'au dénouement final.
C'est un film coup de poing.
Certes, il y a un peu trop de clichés (collègue et proviseur), un peu trop d'exagération dans l'hystérie...(Cela dit j'ai déjà croisé une hystérique péter les plombs et cela ressemble de très près à cela).
Un film admirable donc, où l'on retrouve Adjani dans un jeu qu'elle maîtrise parfaitement.
Les jeunes comédiens sont extraordinaires et criants de vérité.
Comme toutes les productions d'Arte, ce film est passé sur la 7 avant de sortir au cinéma.
Cela a d'ailleurs crée la polémique et les distributeurs décident de bouder La journée de la jupe.
C'est vraiment dommage.
samedi 21 mars 2009
Ben Elton : Amitiés mortelles
Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : mars
Amities mortelles a reçu le prix Polar International 2007.
-----------------
De l'atmosphère impitoyable des collèges anglais aux rues de Londres où frappe un mystérieux tueur, un roman noir brillant et irrésistible, doublé d'une chronique corrosive et cinglante de la société britannique... Depuis quelque temps, une série de meurtres à caractère rituel terrorise les Londoniens. Le point commun des victimes : une fâcheuse tendance à persécuter leur entourage.
Pour l'inspecteur Edward Newson, cette enquête revêt une importance particulière. Petit, rouquin, le plus jeune du service : il est régulièrement la cible des moqueries et des quolibets. Tandis que la liste des meurtres s'allonge, le tueur se rapproche étrangement des anciens copains de classe de Newson. Ce dernier plonge alors dans ses propres souvenirs - ceux de la promo 86 de l'école de Shalford. Haines, maltraitances et souffrances cachées, Newson exhume peu à peu les secrets de ses anciens camarades. Les victimes sont-elles jamais innocentes ? Avec de bons vieux amis, qui a besoin d'ennemis ?
-----------------
N'avez-vous pas rêvé un jour de vous inscrire sur un des nombreux réseaux sociaux pour retrouver vos potes du lycée ?
Ce serait merveilleux et...dangereux à la fois !
Surtout si, à cette époque, vous n'avez pas laissé que de bons souvenirs à vos camarades de jeux...
Tyranniques s'abstenir !
Je dois vous avouer que j'ai tout de suite pris en grippe le héros et l'ai imaginé comme un "pauvre commissaire" qui n'arrive pas à se réaliser dans sa vie d'adulte.
Sa façon de fantasmer sur une amourette d'enfance est navrante. Il espère secrètement renouer avec elle et dans le même temps, (il ne faut jamais chasser un seul lièvre à la fois), rêve de sortir avec sa coéquipière et saute sur tout ce qui bouge... Moi, ce genre de gugus, je n'ai pas franchement envie de le suivre.
Mais quelque chose dans l'écriture, la façon de manier l'humour (so British), de faire évoluer les personnages secondaires, font que je ne me suis pas enfui de suite... Plus je continue ma lecture, plus j'ai envie d'en savoir plus sur les blessures de l'enfance, plus j'ai envie de voir le prochain meurtre (j'ai l'impression de me retrouver avec Dexter).
Cependant, je me lasse vite. J'ai trop rapidement trouvé le coupable et je n'ai continué ma lecture que pour conforter mon intuition.
Retrouvez les avis très variés de Chris89, Hannibal (qui fait parti du défi littérature policière sur les 5 continents) et de Fan de thrillers
dimanche 8 mars 2009
Robert Silverberg : L'oreille interne
David Selig, Juif new-yorkais d'une quarantaine d'années, se considère comme un raté. Il est pourtant télépathe et pourrait profiter de ce don pour faire fortune, conquérir - et garder ! - les plus belles femmes... Mais non, rien à faire, il estime être un monstre tout juste bon à faire le nègre sur des devoirs d'étudiants, incapable de réussir sa vie. La dernière preuve en date : ce talent qu'il déteste tant, mais qui est finalement son seul lien avec le reste de l'humanité, est en train de le quitter ! Apeuré à l'idée de se retrouver seul avec lui même, Selig nous conte sa misérable existence. Grand roman psychologique, plein d'humour et de mélancolie, L'oreille interne est peut-être le plus beau livre de Robert Silverberg et à coup sûr un chef-d'œuvre de la science-fiction.
-----------------
David Selig a passé avec succès son diplôme universitaire mais n'a pas pu s'en extraire pour vivre sa vie.
Il y retourne fréquemment pour faire le nègre des jeunes étudiants en manque d'inspiration.
On est nage en pleine période des Etats-Unis, où, drogue, sexe et rock'n'roll font bon ménage. L'ectasie coule à flot, c'est la guerre du Vietnam et c'est aussi la perte du pouvoir télépathique pour Selig.
Tout le roman tourne autour de ce personnage...et de son don. Don, qu'il a toujours voulu cacher au monde, qu'il a toujours détesté et qui est en train de le quitter.
Un roman intimiste, plus psychologique que SF. Pas du tout le grand chef-d'œuvre annoncé et pas le plus grand roman de Silverberg.
De celui là, il ne m'en restera pas grand chose. Le héros n'est ni sympathique, ni antipathique et comme tout tourne autour de lui, qu'il n'y a pas trop d'action et pas vraiment d'histoire, on s'ennuie.
jeudi 5 mars 2009
Cormac McCarthy : La route
Prix Pulitzer 2007
En fermant La route de Cormac McCarty, je me suis fait la réflexion qu'il est parfois des chroniques impossible à écrire.
Utopiste pour moi d'arriver à trouver les mots justes pour retranscrire ce que j'ai pu ressentir tout au long de cette lecture :
On ne sait pas ce qui s’est passé.
On ne sait pas où l’on est.
Le monde est recouvert de cendres encore fumantes.
Pourquoi ?
On ne sait pas. L’homme ne parle jamais du passé.
Dans ce paysage apocalyptique, marchent un homme et un enfant. L’homme pousse un caddie. Il contient toute leur fortune.
L’enfant marche péniblement aux côtés de l’homme. Ils parlent peu, économisant leur force pour ne penser qu’aux pas suivants.
Et malgré la maladie, les corps qui s’épuisent, il faut continuer, aller plus loin, toujours plus loin, vers le sud, vers la mer. Leur existence est réduite à l’essentiel : manger, dormir, se protéger des intempéries et chercher parmi les ruines de quoi se nourrir…de quoi subsister.
Ils ne sont pas seuls. D’autres survivants, Les méchants, se déplacent en bande. Eux aussi cherchent à survivre ... Le lecteur découvrira très vite que la faim peut faire régresser femmes et hommes au stade animal très facilement.
C'est l'enfant qui empêchera souvent l'homme d'y succomber.
L'écriture, les dialogues sont épurés. L'auteur a supprimé tout ce qui était inutile. Il ne reste que l'essentiel pour faire ressortir l'urgence de la situation. Le langage utilisé par l'homme est simple et dépouillé de tout ce qui ne pourrait pas servir à la survie de son fils.
Sur la route, les journées se ressemblent et par moment, la lecture est un peu lassante. Cela passe très vite avec la dernière partie du livre qui est bouleversante.
C'est un très beau roman.







